11/22/2005

Libertà... o omertà?

Une petite discussion avec une jeune Italienne de 22 ans.
La vision italienne de la politique n’est évidemment pas la même que la nôtre : nous n’avons pas la même Histoire, nous n’avons pas la même tradition politique. Mais une chose est profondément marquante : la diversité du paysage politique italien : pas moins de 10 partis politique au Parlement ! Mais ne nous y trompons pas : cet envahissement des partis n’est pas le signe d’une démocratie italienne en bonne santé. En vérité, Silvio Berlusconi, dans son habileté grossière, a décidé de faire appliquer la proportionnelle pour les législatives. Le geste, en France, serait perçu comme louable : les socialistes militent pour l’introduction d’une dose de proportionnelle dans les législatives. Mais la manœuvre est sournoise : Berlusconi vient de faire passer une loi qui lui permettra de « sauver les meubles » lors des prochaines élections. La perspective de finir ses vieux jours en prison, comme notre gentil Président, ne l’enchante guère. ERASME condamne cette pratique politique qui vise à instrumentaliser la démocratie et le vote des citoyens pour un intérêt personnel. La démocratie n’est pas, hélas, en danger qu’en France. En outre, les résultats du rapport « Liberté de la presse » de la Freedom House sont encore plus éloquents : l’Italie est placée 77ème, au même rang que la Bolivie !! Vivement 2006 et les prochaines élections, pour que l’Italie subisse un vrai changement : il est navrant que les différents scandales dits « de Tangentopoli », qui avaient fait sauter la 1ère République italienne, n’aient rien changé.